Le 4 octobre 1957, un objet étrange survole l'Humanité. L'URSS vient de mettre sur orbite le premier satellite artificiel. Cristallisant les tensions de la Guerre Froide, cet évènement va lancer la course à l'espace. Retour sur ce lancement et son héritage.
Le 4 octobre 1957, un étrange objet survole l’humanité : Spoutnik 1 vient d’être lancé par l’URSS. Premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre, son lancement marque le début de la course à l’espace entre l’URSS et les États-Unis, affrontement s’inscrivant au cœur de la guerre froide. Le lancement de Spoutnik a marqué le monde et laissé un héritage dense, toujours visible aujourd’hui. Retour sur le lancement du premier satellite artificiel. Les premiers missiles Au début des années 30, l’armée allemande cherche par tous les moyens à contourner le traité de Versailles, datant de 1919, qui interdit à l’Allemagne de posséder des chars ou encore une marine de guerre. Elle trouve un groupe d’ingénieurs qui développent une fusée et dont l’objectif est de l’envoyer dans l’espace. Bien que les premiers modèles aient une portée très limitée, la fusée est conçue pour transporter une charge utile. Les militaires y voient là un moyen de transporter des explosifs pour bombarder des cibles. Ils se rapprochent donc de ces ingénieurs. Cherchant absolument des financements pour pouvoir continuer, et surtout améliorer leur projet, ceux-ci acceptent. Ils commencent donc à développer des fusées à but militaire. Lorsque les nazis arrivent au pouvoir, ce programme n’intéresse pas beaucoup Hitler, qui le considère comme inutile et sans avenir (le futur prouvera le contraire). Cependant, les SS, le bras armé du pouvoir, sont persuadés du contraire et réussissent à prendre la direction du projet. Le modèle retenu, la A4, réussit à voler sur 193 km à 80 km de hauteur. Le missile est renommé V2 ( Vergeltungswaffe 2 ). Il mesure environ 14 m de long, 1,65 m de diamètre, pèse 13 tonnes et peut emporter 975 kg d’explosifs jusqu’à 320 km de distance. Son utilisation contre des cibles militaires se révèle cependant impossible en raison d’une trop grande imprécision. Comme les V1, des bombes volantes, les V2 seront donc tirés sur des villes. 1 664 tombent sur des villes belges, 1 403 s
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