Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre le 9 septembre 2025, devait relancer le quinquennat d’Emmanuel Macron après la démission de François Bayrou. Mais son mandat a tourné court : fragilisé par une enquête pour favoritisme, incapable de trouver une majorité stable et critiqué pour son manque de cap politique, il démissionne le 6 octobre 2025, après moins d’un mois à Matignon. Cette chute express illustre la crise politique et l’épuisement de la Ve République, minée par l’instabilité et la défiance envers le pouvoir.
Une nomination surprise, une mission impossible C’était le 9 septembre 2025. Emmanuel Macron, à la recherche d’un nouveau souffle politique après la démission de François Bayrou, choisit de confier les clés de Matignon à Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées. Une décision présentée comme celle du « pragmatisme » et de la « continuité ». Mais dès le premier jour, le pari semblait risqué : Lecornu devait composer avec une majorité introuvable, gérer un budget explosif et apaiser un climat politique en ébullition. Dans son discours de passation, le nouveau Premier ministre promettait « du respect, du travail et de la stabilité ». Une promesse vite balayée par la tempête politique et médiatique qui s’abattait déjà sur Matignon. Une majorité introuvable, un cap flou Sur le terrain politique, Lecornu s’engage à « gouverner sans brutalité », affirmant qu’il n’utiliserait pas l’article 49.3 pour faire passer le budget 2026. Une promesse saluée par certains, mais jugée naïve par d’autres. Les discussions avec les socialistes, les écologistes et même le Rassemblement national s’enchaînent, sans résultat concret. Les réformes annoncées, suppression de deux jours fériés, refonte de l’assurance chômage, déclenchent des grèves et une fronde à l’Assemblée. Le Premier ministre tente alors de temporiser, recule, multiplie les consultations, sans jamais parvenir à définir une ligne claire. Un conseiller résume : « Lecornu voulait être un chef d’équipe, il a fini arbitre d’un match qu’il ne contrôlait plus. » La démission, symbole d’un système à bout de souffle Le 6 octobre 2025, après moins d’un mois à Matignon, Sébastien Lecornu remet sa démission au président de la République, une première depuis 1962. La presse internationale parle d’un « coup de grâce » pour Emmanuel Macron, déjà affaibli par les divisions internes de la majorité et une opinion publique lasse des remaniements à répétition. Le New York Times évoque « un gouvernement éclair », tandis que Le Monde titre : « C
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