Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : entre héritage politique, ambitions nouvelles et incertitudes démocratiques

La présidentielle ivoirienne de 2025 s’annonce décisive, marquée par des tensions politiques, des exclusions controversées et l’émergence de nouvelles figures comme Tidjane Thiam. Ce scrutin pourrait soit consolider la démocratie, soit raviver les fractures du passé.

Introdcution La Côte d’Ivoire s’apprête à vivre une nouvelle échéance électorale majeure : l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Si le pays affiche depuis plusieurs années une certaine stabilité macroéconomique, les tensions politiques, les fractures sociales et les questions liées à l’inclusivité du processus électoral suscitent de nombreuses interrogations. Loin d’être une simple formalité, ce scrutin s’annonce comme un véritable test pour la démocratie ivoirienne. Entre retour d’anciennes figures et émergence de nouveaux visages, la présidentielle 2025 pourrait redessiner en profondeur le paysage politique du pays. Un passé encore bien présent La présidentielle de 2010 a profondément bouleversé la scène politique ivoirienne et marqué durablement la mémoire collective du pays. Ce scrutin crucial, opposant le président sortant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara, a dégénéré en une crise post-électorale meurtrière. Après le second tour, la Commission électorale indépendante (CEI), organe chargé de la proclamation des résultats provisoires, déclare Ouattara vainqueur avec 54,1 % des voix. Cependant, le Conseil constitutionnel, qui a l’autorité d’annoncer les résultats définitifs, invalide des suffrages dans plusieurs régions favorables à Ouattara et proclame Laurent Gbagbo élu. Deux présidents se retrouvent alors proclamés simultanément, chacun revendiquant la légitimité du pouvoir. Cette situation explosive déclenche un affrontement politique et militaire entre les deux camps, faisant plus de 3 000 morts en quelques mois. La communauté internationale, notamment l’ONU et l’Union africaine, reconnaît Alassane Ouattara comme président légitime, tandis que la Cour pénale internationale (CPI) ouvre une enquête sur les violences commises pendant la crise. En avril 2011, après des semaines de combats à Abidjan, Gbagbo est arrêté par les forces pro-Ouattara, avec l’appui des troupes françaises et onusiennes. Il est ensuite transféré à La Haye pour être jugé par la CP

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