Plus de président(e) au Kosovo ?

Le Kosovo traverse actuellement une période de grande instabilité politique. Depuis la fin du mandat de la présidente Vjosa Osmani, le pays se retrouve dans une situation institutionnelle délicate, car aucun nouveau président n’a encore pu être élu. La fin du mandat présidentiel, le 4 avril 2026, aurait normalement dû ouvrir une nouvelle étape dans la vie démocratique du pays. Pourtant, au lieu d’une transition classique, le Kosovo se retrouve confronté à un blocage politique majeur.

Un système parlementaire particulier Le Kosovo est un État jeune, qui a déclaré son indépendance en 2008. Son système politique est celui d’une république parlementaire . Cela signifie que, contrairement à des pays comme la France, le président ou la présidente n’est pas élu(e) directement par les citoyens. Ce sont les députés du Parlement qui ont la responsabilité de choisir le chef de l’État. En théorie, le système peut fonctionner de manière fluide si une majorité claire se dégage au Parlement. Mais en pratique, lorsque les forces politiques sont divisées et incapables de coopérer, tout le mécanisme institutionnel peut se retrouver paralysé. C’est précisément ce qui se passe aujourd’hui au Kosovo. L’élection présidentielle dépend entièrement de la capacité des partis à s’entendre sur un candidat, ou au moins sur une procédure. Or, cette entente n’existe pas.  L’origine du blocage La crise actuelle prend racine dans les élections parlementaires organisées en 2025. Le mouvement Vetëvendosja ! , dirigé par le Premier ministre Albin Kurti, est arrivé en tête. Cette victoire confirme que son parti reste la première force politique du pays. Cependant, ce succès électoral n’a pas suffi à lui donner une majorité absolue au Parlement. Cette absence de majorité est un élément central pour comprendre la situation actuelle. Arriver premier ne suffit pas toujours à gouverner efficacement. Sans majorité absolue, un parti doit chercher des alliés, négocier avec d’autres formations politiques et construire une coalition. Or, dans le cas du Kosovo, ces négociations se sont révélées particulièrement difficiles. Les élections de décembre 2025 avaient déjà été organisées après l’échec d’une première tentative de sortie de crise. En effet, un premier scrutin avait eu lieu plus tôt, en février 2025, mais il n’avait pas permis de dégager une majorité parlementaire claire. Albin Kurti n’ayant pas réussi à constituer une alliance stable, un nouveau passage par les urnes avait été ju

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